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01juil16

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Observations de la Syrie au regard du 28e rapport du Secrétaire général au sujet de l'application de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité ayant trait à l'aide humanitaire en Syrie


Nations Unies
Conseil de sécurité

S/2016/571

Distr. générale
1er juillet 2016
Français
Original : arabe

Lettres identiques datées du 23 juin 2016, adressées au Secrétaire général et au Président du Conseil de sécurité par le Représentant permanent de la République arabe syrienne auprès de l'Organisation des Nations Unies

D'ordre de mon gouvernement, je souhaite vous faire part des observations qu'inspire à la République arabe syrienne le vingt-huitième rapport du Secrétaire général sur l'application des résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014) et 2258 (2015) du Conseil de sécurité (S/2016/546).

Le Gouvernement syrien rappelle une fois encore les observations qu'il avait formulées dans des lettres identiques adressées au Secrétaire général et au Président du Conseil de sécurité au sujet de rapports antérieurs portant sur l'application des résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014) et 2258 (2015), et tient à souligner les points suivants :

1. Le Gouvernement syrien déplore le fait que six ans après le début de la crise en Syrie, les auteurs du rapport continuent de faire abstraction des facteurs qui l'ont déclenchée et propagée, à savoir le terrorisme qui continue de recevoir l'appui des gouvernements en place en Turquie, en Arabie saoudite, au Qatar, en France, au Royaume-Uni et dans d'autres pays, qui fournissent aux groupes terroristes armés comme Daech et le Front Nosra des fonds, des armes, des munitions, du matériel, des combattants et des mercenaires, de façon directe ou indirecte, ouverte ou clandestine, en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies. Le Gouvernement souligne que le fait de fermer délibérément les yeux sur cet état de fait ne contribuera pas à alléger les souffrances des Syriens.

2. Le Gouvernement rappelle au Secrétariat que les Syriens qui fuient le terrorisme, la tyrannie et les crimes perpétrés par les groupes terroristes armés se réfugient dans des secteurs protégés par l'Armée arabe syrienne et aspirent à la sécurité sous la protection de l'État, comme l'illustrent de nombreux exemples : des centaines de milliers de civils ayant fui les provinces d'Edleb et de Raqqa ont trouvé refuge dans les provinces de Tartous, Lattaquié, Hama, Homs, Damas et Rif -Damas. Les civils contraints de quitter le camp de Yarmouk après que Daech en a pris le contrôle en avril 2015, avec la complicité du Front Nosra et d'autres groupes terroristes, se sont réfugiés à Yalda, Babila et Beït Saham.

3. Il eût mieux valu que les auteurs du rapport évoquent les atteintes au droit international, l'ingérence flagrante des pays de l'Occident, des pays arabes et des pays de la région dans les affaires intérieures de l'État syrien au moyen de la propagation du terrorisme dans la région, le recours au terrorisme comme instrument au service de gains politiques étroits, ainsi que l'imposition de mesures coercitives économiques, commerciales et financières unilatérales par l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique à l'encontre du peuple, qui ont exacerbé la situation humanitaire des Syrien et tout particulièrement des couches vulnérables de la population qui ont subi la majeure partie de la crise.

4. Le Gouvernement souligne que le fait que les auteurs du rapport détournent délibérément le regard n'escamotera pas pour autant la réalité des faits. Il convient de rappeler que l'Organisation et d'autres parties n'auraient pas réussi à acheminer l'aide humanitaire, médicale ou autre aux personnes dans le besoin, dans les zones tant stables qu'instables, ces derniers mois et ces dernières années, le plus récemment en mai 2016 (comme indiqué aux paragraphes 36, 39 et 40), sans l'aide et les facilités accordées par les autorités syriennes à l'ONU, à ses institutions spécialisées et à d'autres organisations internationales. Toute tentative de minimiser ces succès en indiquant dans quels cas l'acheminement de l'aide a été infructueux ou soumis à des conditions est vaine. Le Gouvernement déplore le fait que le Secrétariat s'obstine à omettre toute référence aux mesures qu'il prend, de façon à minimiser son rôle dans la fourniture d'une aide à tous les citoyens, sans distinction.

5. Le Gouvernement rejette à nouveau toute tentative, de la part du Secrétariat, de redorer le blason des groupes terroristes armés en les qualifiant de « groupes d'opposition armée non étatiques » (par. 17, 19 et 62). Nous nous interrogeons sur le fondement juridique invoqué par le Secrétariat pour qualifier les terroristes du Front Nosra, qui sont le pilier de l'Armée de la conquête, « d'opposition armée non étatique » (par. 17) et le mouvement terroriste Ahrar el-Cham, qui collabore ouvertement avec le groupe terroriste Front Nosra, « d'opposition armée » (par. 19), que certains États vont jusqu'à qualifier de « groupe d'opposition modéré ». Nous demandons au Secrétariat d'indiquer au Gouvernement syrien et aux États Membres de l'ONU quel est le fondement juridique de cette étrange classification.

6. Le Gouvernement regrette que les informations qu'il a fournies sur le nombre de victimes des attentats terroristes en mai soient qualifiées « d'allégations » et rejette l'expression « auraient été tuées » (par. 6). Les renseignements qu'il a communiqués à l'ONU ont été étayés officiellement et sont vérifiables, contrairement à ceux reçus par le Secrétariat de la part d'organisations et de personnes affirmant être crédibles et honnêtes mais qui, moyennant un salaire, exécutant les ordres et les programmes de ceux qui les emploient et les soutiennent induisent l'Organisation en erreur. Le Gouvernement souligne à nouveau qu'il rejette les allégations portées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, qui consulte des sources non fiables et tire ses informations de Beyrouth, bien loin du théâtre des événements, par l'intermédiaire de parties favorables aux organisations terroristes. Les autorités syriennes demandent au Secrétariat de renoncer à cette façon de faire peu professionnelle, qui ne sert pas la vérité et renforce les préjugés de certains États influents au Conseil de sécurité en diabolisant l'action qu'elles mènent avec leurs alliés pour combattre le terrorisme.

7. Le Gouvernement rejette à nouveau les tentatives faites par le Secrétariat de mettre sur un pied d'égalité l'action de lutte contre le terrorisme et les actes de terrorisme perpétrés par des organisations terroristes comme Daech, le Front Nosra et les groupes armés qui leur sont affiliés ou affiliés à Al-Qaida, y compris les groupes terroristes qui lancent chaque jour contre Alep des pluies de roquettes et d'obus de mortier et de canons de l'enfer, ainsi que les groupes qui ont commis le massacre de Zara (province de Hama) en avril dernier et revendiqué la responsabilité des attentats terroristes perpétrés contre les villes de Jablé et de Tartous le 23 mai 2016 et l'attentat-suicide dans le secteur de Sayyida Zeinab en juin. Ces attaques ont été commises par des groupes terroristes comme Ahrar el-Cham, l'Armée de la conquête, le bataillon Noureddine Zanki, le Front islamique, Liwa el-Taouhid, la Brigade des martyrs de Badr, la Brigade des émigrants, le Bouclier du Nord et d'autres.

8. Le Gouvernement s'étonne de la façon extrêmement négative dont les auteurs du rapport décrivent l'acheminement de l'aide médicale aux victimes dans différentes régions et villes de Syrie, alors que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d'autres sont parvenus à acheminer une aide médicale à quelque 1,5 million de bénéficiaires en mai (par. 36 et 42). Il souligne une fois encore que l'OMS, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance et d'autres organisations n'auraient pas été en mesure d'acheminer une aide médicale à un si grand nombre de bénéficiaires sans les facilités qu'il a accordées et la coopération et la coordination dont il a fait montre. À ce propos, il demande de nouveau à l'ONU d'informer le Ministère syrien des affaires étrangères et des émigrés de tout problème rencontré dans l'acheminement de l'aide, afin qu'il puisse être réglé. Il rappelle également une fois encore son opposition de principe à l'acheminement d'une aide médicale à des groupes terroristes armés, qui s'en servent pour tuer des civils syriens.

9. Le Gouvernement rejette le fait que les auteurs intègrent au rapport des informations inexactes, non actualisées et contradictoires sur la suite qu'il a donnée aux demandes présentées par l'OMS en vue de l'acheminement d'une aide médicale dans plusieurs secteurs, et souligne qu'il faut s'abstenir de fournir des informations erronées sur ces requêtes. De janvier 2016 à ce jour, il a approuvé 11 requêtes de l'OMS, non pas six. Dans certains cas, il a informé l'OMS qu'il ne serait pas possible d'assurer la sécurité des agents de l'aide humanitaire, sachant que même après avoir obtenu les autorisations nécessaires, des membres d'organismes des Nations Unies ne sont pas parvenus à accéder à nombre de régions, du fait de la menace terroriste.

10. Le Gouvernement s'étonne de ce que les auteurs n'aient pas évoqué de manière détaillée le fait que des groupes terroristes armés retranchés dans la ville de Khan Cheïkhoun (province d'Edleb) ont, sous la menace des armes, empêché le personnel des services de santé de vacciner des enfants. Ils sont allés ensuite les vacciner eux-mêmes et en ont intoxiqué bon nombre, qui ont dû être évacués à l'hôpital de Maara en mai. Des faits analogues avaient été signalés au cours d'une campagne de vaccination à Edleb en 2014, lorsque des personnes affiliées à « l'opposition » avaient intoxiqué 17 enfants à la suite de l'administration de vaccins périmés, passés en contrebande à travers la frontière, en coordination avec le régime turc et des organisations non gouvernementales qui avaient trahi leurs idéaux humanitaires.

11. Le Gouvernement condamne à nouveau le favoritisme manifesté par le Secrétariat à l'égard du Gouvernement turc, qui a fermé délibérément le poste frontière de Nousseïbin, entraînant des souffrances chez des centaines de milliers de civils syriens dans la province de Hassaké, et qui refuse d'approuver les demandes formulées par l'ONU en vue de l'acheminement d'une aide humanitaire, dans la province, par ce point de passage. Le Gouvernement syrien souligne une fois encore qu'il est faux d'affirmer que le point de passage a été temporairement fermé depuis décembre 2015 du fait de problèmes de sécurité (par. 47) et maintient qu'il l'a été pour des raisons politiques connues de tous. Il s'étonne de la pratique des deux poids, deux mesures, adoptée par l'ONU, par des membres du Conseil de sécurité et par tous les responsables de l'action humanitaire du Groupe international de soutien pour la Syrie, qui n'ont pas fait pression sur le Gouvernement turc pour l'amener à autoriser sans plus tarder l'acheminement d'une aide dans la province de Hassaké par le point de passage de Nousseïbin. Il rappelle que le Gouvernement turc, au vu et au su des membres du Conseil de sécurité, a continué d'autoriser l'utilisation des points de passage de Bab el-Haoua et de Bab el-Salamé, alors même que des groupes terroristes y sont déployés de part et d'autre. Les autorités turques utilisent ces points de passage et d'autres pour faire passer clandestinement des armes et des terroristes en Syrie sous le couvert d'une aide humanitaire et médicale par l'intermédiaire d'organisations soi-disant caritatives, telles que Humanitarian Relief Foundation, comme l'a rapporté, le 14 juin 2016, la presse turque. Il s'est avéré que cette organisation n'acheminait pas des articles humanitaires, comme l'avait affirmé le régime Erdogan, mais des armes destinées à des groupes terroristes.

12. Le Gouvernement indique qu'au 21 juin 2016, l'ONU et ses institutions spécialisées avaient présenté 221 demandes de visa d'entrée et que 196 visas ont été accordés et 16 sont en cours de traitement. Au 21 juin 2016, l'ONU et ses institutions spécialisées avaient présenté 437 demandes de visa de résidence, dont 414 ont été approuvées et 22 sont en cours de traitement.

13. Le Gouvernement réaffirme, une fois de plus, le caractère futile de l'aide acheminée à travers la frontière et condamne à nouveau l'obstination du Secrétariat à dissimuler le fait que cette aide tombe aux mains de groupes terroristes armés connus de tous. Les notifications reçues par les autorités syriennes ne satisfont pas aux normes minimales de crédibilité sur le plan des chiffres et des informations présentées, ou encore du nombre de bénéficiaires et des détails particuliers relatifs aux parties qui collectent et distribuent l'aide. Le Gouvernement rejette également les tentatives faites par le Secrétariat pour exagérer le nombre de bénéficiaires de l'aide qui seraient de plusieurs millions, dans des secteurs où la population, y compris les enfants, se compte à peine par milliers, et réaffirme que le Mécanisme de surveillance de l'aide humanitaire en République arabe syrienne ne peut pas vérifier que l'assistance à travers la frontière parvient aux personnes qui en ont réellement besoin. Il convient de rappeler que les points de passage de Bab el-Haoua, Bab el-Salamé et Ramtha servent à faire passer des armes, du matériel et des munitions à des groupes terroristes armés en Syrie. Par exemple, les 19 et 20 avril 2016, de grandes quantités de munitions sont entrées en Syrie depuis la Jordanie dans des réfrigérateurs destinés au Croissant-Rouge jordanien. Le Gouvernement demande à l'ONU de condamner le fait que des organisations humanitaires et leurs activités transfrontières sont mises à profit pour soutenir des groupes terroristes actifs en Syrie et transférer des armes et non pas une aide humanitaire. Il demande également l'ouverture d'une enquête pour déterminer ce qu'il advient de l'aide une fois qu'elle franchit la frontière et tombe aux mains de groupes terroristes armés.

14. Le Gouvernement estime déplorable que le Secrétariat déforme les faits au sujet de ce qui s'est passé le 12 mai 2016 concernant l'acheminement d'une aide humanitaire qui avait été autorisée dans le secteur de Daraya (par. 57). Les détails de cet incident sont fournis dans la suite donnée par le Gouvernement syrien au vingt-septième rapport du Secrétaire général (S/2016/477).

15. Le Gouvernement rejette encore une fois les tentatives faites par le Secrétariat de mettre sur un même plan les zones dites assiégées dans plusieurs paragraphes du rapport, y compris aux paragraphes 51 et 60, notamment en exagérant ou en minimisant le nombre d'habitants dans des secteurs comme Daraya, Douma, Harasta-Est, Zamalka, Irbin et Qadsiya (province de Rif-Damas). Il déplore également la référence faite par le Secrétariat au siège du camp de Yarmouk alors qu'il sait que les organisations terroristes Daech et Front Nosra en ont pris le contrôle et que les habitants ont réussi à se rendre dans la localité voisine de Yalda et reçoivent l'aide qui leur est destinée. Le Secrétariat rejette également la description de certains secteurs, comme Douma et Daraya, comme étant assiégés, alors que d'énormes quantités d'armes, de matériel et de fonds continuent d'y être acheminées. Ces secteurs sont des centres pour des groupes terroristes armés comme Daech et l'Armée de l'islam. Le Gouvernement s'étonne que les auteurs du rapport ne mentionnent pas la raison de la suspension, par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, de l'aide aux habitants du camp de Yarmouk par Yalda, Babila et Beït Saham, qui est survenue à la suite de la publication d'un communiqué dans lequel les groupes armés ont déclaré qu'ils étaient les seuls habilités à surveiller la distribution de l'aide et à accueillir les convois d'aide qui entrent à Yalda, Babila et Beït Saham.

16. Le Gouvernement demande une fois encore au Conseil de sécurité d'amener les États qui financent les groupes terroristes armés de s'abstenir de le faire, en application de ses résolutions relatives à la lutte contre le terrorisme et au financement du terrorisme, tout particulièrement les résolutions 2170 (2014), 2178 (2014), 2199 (2015) et 2253 (2015). Il est fondamental de faire appliquer ces résolutions pour résoudre la crise en Syrie et garantir l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire aux personnes dans le besoin.

17. Le Gouvernement insiste fermement une fois de plus sur le fait qu'un règlement de la crise nécessite une solution politique fondée sur un dialogue intersyrien et sous direction syrienne, sans conditions préalables et loin de toute ingérence étrangère. Il souligne que cette démarche politique doit être entreprise parallèlement à la lutte contre le terrorisme, qu'il poursuivra tant que tous les groupes terroristes armés présents en Syrie n'auront pas été éliminés. Il rappelle également au Secrétariat que pour aboutir, toute démarche politique et toute amélioration sensible de la situation humanitaire dépendront avant tout de l'instauration d'un climat propice à la prise d'un engagement sérieux international et régional en faveur de la lutte contre le terrorisme, qui soit non politisé et non soumis à la pratique des deux poids, deux mesures, ainsi que de la levée immédiate des mesures coercitives économiques imposées au peuple syrien, sans fondement légal ou moral, en violation claire du droit humanitaire.

18. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre et de ses annexes comme document du Conseil de sécurité.

L'Ambassadeur,
Représentant permanent
(Signé) Bashar Ja'afari


Annexe I aux lettres identiques datées du 23 juin 2016 adressées au Secrétaire général et au Président du Conseil de sécurité par le Représentant permanent de la République arabe syrienne auprès de l'Organisation des Nations Unies

Exemples des crimes et des attaques commis par Daech, le Front Nosra, l'Armée libre, l'Armée de l'islam, Ahrar el-Cham, l'Armée de la conquête et d'autres groupes terroristes armés dont les auteurs du rapport n'ont pas tenu compte

  • Au cours de la période du 22 avril au 21 mai 2016, les groupes terroristes armés ont fait 174 morts, dont 39 enfants, et 857 blessés parmi les civils, dont 161 enfants, dans l'ensemble des provinces syriennes, à l'exclusion de Raqqa et Edleb.
  • Le 1er mai, dans la ville d'Alep, des obus de mortier et des roquettes fabriquées à partir de bombonnes de gaz tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de Rachidin, de la Vieille ville, de Salaheddine et de Chaar contre les quartiers de Jamiyet el -Zahra, Halab el-Jdidé, Aziziyé, Hamdaniyé et Arqoub, ont fait trois morts et sept blessés parmi les civils, ainsi que des dégâts matériels.
  • Le 1er mai, à Deir el-Zor, 13 obus de mortier tirés par des membres de Daech contre les quartiers de Qoussour et de Thaoura ont fait deux morts et sept blessés parmi les civils.
  • Les 1er et 2 mai, à Alep, des obus de mortier et des roquettes fabriquées à partir de bombonnes de gaz tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de Rachidin, Machhad, la Vieille ville, Boustan el-Bacha, Boustan el-Qasr, Rachidin el-Rabiaa, Salaheddine et Chaar contre les quartiers de Chahba, Ansari, Sleïmaniyé, Sayyed Ali, Talal, rue du Nil, Aziziyé, Meïdan, Jamiliyé, Meïsaloun, Bab el -Faraj, Hamdaniyé et Arqoub, ont fait cinq morts et 63 blessés parmi les civils, ainsi que des dégâts matériels.
  • Les 3 et 4 mai, à Alep, des balles de francs-tireurs, des obus de mortier et des roquettes fabriquées à partir de bombonnes de gaz tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de Boustan el-Qasr, Bani Zeïd, Rachidin, Boustan el-Bacha, Rachidin el-Rabiaa, Salaheddine et la Vieille ville contre les quartiers de Boustan el-Zahra, la rue du Nil, Siryan el-Qadimé, Jamiliyé, Jamiyet el -Zahra, la Vieille ville, Mouhafaza, Chahba, Izaa, Machariqa, Miniane, Meïdan, Salaheddine, Seïf el-Daoula, Hamdaniyé, Azamiyé, Bab el-Faraj, Sleïmaniyé et Khaldiyé, ont fait 21 morts et 93 blessés parmi les civils, ainsi que d'importants dégâts matériels. Par ailleurs, trois missiles de fabrication artisanale tirés par des terroristes de Daech, retranchés dans les localités d'Adnan et de Bianoun contre les localités de Noubl et de Zahra, ont fait trois blessés parmi les civils, ainsi que des dégâts matériels.
  • Les 7 et 8 mai, à Deir el-Zor, 22 obus de mortier tirés par des membres de Daech contre les quartiers de Qoussour, Thaoura et de Tahtouh ont fait huit blessés parmi les civils, dont trois femmes, ainsi que des dégâts matériels.
  • Les 8 et 9 mai, à Homs, des missiles tirés par des membres de Daech contre la station de collecte de gaz de Mohr, au nord du poste de contrôle de Hajjar, sur l'autoroute Homs-Palmyre, ont provoqué un incendie. Les terroristes ont également attaqué le gazoduc qui mène à ladite station à l'aide d'une voiture piégée à Bir Tallet el-Mohr.
  • Les 8 et 9 mai, à Alep, des balles de francs-tireurs, des obus de mortier et des roquettes fabriquées à partir de bombonnes de gaz tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de la Vieille ville et de Boustan el-Bacha contre les quartiers de Jamiliyé, Meïdan, et Sleïman el-Halabi, ont fait cinq morts et deux blessés parmi les civils, ainsi que des dégâts matériels.
  • Les 8 et 9 mai, à Deir el-Zor, 22 obus de mortier tirés par des membres de Daech contre les quartiers de Qoussour, Thaoura et Tahtouh ont fait quatre morts et six blessés parmi les civils, ainsi que des dégâts matériels au niveau des bâtiments, des négoces et des voitures.
  • Les 9 et 10 mai, à Deir el-Zor, 16 obus de mortier tirés par des membres de Daech contre les quartiers de Hrabech et de Houeïqa ont fait huit blessés parmi les civils, y compris deux femmes et trois enfants, ainsi que des dégâts matériels.
  • Du 12 au 16 mai, à Alep, des balles de francs-tireurs et des obus de mortier tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers d'Ansari, Khan Touman, Amiriyé, Leïramoun, Karm el-Tirab, Rachidin el-Rabiaa, la Vieille ville et Boustan el-Qasr contre les quartiers de Seif el-Daoula el-Hamdani, Khan Touman, Ramoussé, la partie ouest de Cheik Maqsoud, Afrin, Souq el-Intaj, Hamdaniyé, Seïf el-Daoula, Salaheddine, Chahba (près du centre des médias) et Feïd ont fait quatre morts et 24 blessés parmi les civils.
  • Les 16, 17 et 21 mai, à Alep, des balles de francs-tireurs et des obus de mortier tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de Rachidin, Boustan el-Bacha et Bani Zeïd contre les quartiers de Halab el-Jdidé, de la Vieille ville, de Mouhafaza, Aziziyé et Hamdaniyé, ont fait deux morts (un enfant et une femme) et 24 blessés parmi les civils, y compris des femmes et des enfants.
  • Les 20 et 21 mai, à Deraa, des membres du Front Nosra ont lancé des tuyaux bourrés d'explosifs et tiré des obus d'artillerie contre la ville de Deraa, faisant sept blessés parmi les civils, ainsi que des dégâts matériels.
  • Les 23 et 24 mai, à Tartous, une voiture piégée a explosé au nouveau terminal des départs, puis trois autres kamikazes ont déclenché leurs gilets d'explosifs à la porte principale et aux portes sud et ouest du parking, faisant une quarantaine de morts et 81 blessés parmi les civils, ainsi que d'importants dégâts matériels dans le secteur.
  • Les 23 et 24 mai, à Lattaquié, une voiture piégée a explosé devant le nouveau terminal des départs de Jablé. Deux kamikazes se sont ensuite fait sauter devant l'entrée de la section d'électricité de Jablé, au carrefour Tadamoun-Faouar, puis un autre kamikaze s'est fait sauter devant l'hôpital national de Jablé, faisant parmi les civils 125 morts et des dizaines de blessés ainsi que des dégâts matériels considérables, mettant l'hôpital hors service.
  • Les 23 et 24 mai, à Alep, des obus de mortier tirés par des membres du Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de Boustan el -Qasr, Boustan el-Bacha et Bani Zayd contre les quartiers de Zahra, Meïdan, Cheikhan, Jamiliyé, Achrafiyé et la rue Sabil, ont fait six morts, dont trois femmes, et 17 blessés parmi les civils, y compris des femmes et des enfants. Plus de 20 roquettes tirées par des groupes terroristes armés, retranchés dans les localités d'Adnan et de Bianoun contre les localités de Noubl et de Zahra, ont fait des morts et trois blessés parmi les civils.
  • Les 27 et 28 mai, à Hama, six obus de mortier tirés par des membres de Tajammou el-Izza dans le village de Zaka contre la centrale thermique de la ville de Mohradé ont fait deux blessés parmi les ouvriers et déclenché un incendie dans un réservoir d'essence, ainsi que des dégâts matériels dans les pompes à combustible et de refroidissement.
  • Du 27 au 29 mai, à Alep, des obus de mortier et des roquettes fabriquées à partir de bombonnes de gaz tirés par des membres des Front Nosra, du bataillon Noureddine Zanki, du Front islamique, de Liwa el-Taouhid, de la Brigade des martyrs de Badr, de la Brigade des émigrants et du Bouclier du Nord, retranchés dans les quartiers de Boustan el-Bacha, Bani Zeïd et de la Vieille ville contre les quartiers de Meïdan, Achrafiyé, Bab el-Faraj, Jamiyet el-Zahra, Leïramoun, Sleïmaniyé et Miniane, ont fait deux morts et 25 blessés parmi les civils.
  • Les 30 et 31 mai, à Rif-Damas, des obus de mortier tirés par des membres de l'Armée de l'islam, de la Légion Rahman et du Front Nosra, retranchés dans la localité d'Arbin contre le centre du trafic et des services de secours, le bâtiment de la direction des services techniques, la société Saqal, l'école des services médicaux et la banlieue Assad à Harasta ont fait parmi les civils deux morts et deux blessés, un enfant et une femme, ainsi que des dégâts matériels.


Annexe II aux lettres identiques datées du 23 juin 2016 adressées au Secrétaire général et au Président du Conseil de sécurité par le Représentant permanent de la République arabe syrienne auprès de l'Organisation des Nations Unies

Exemples de l'assistance humanitaire acheminée en mai 2016 grâce aux facilités accordées par le Gouvernement syrien à l'ONU et à d'autres organisations internationales, en coopération avec le Croissant-Rouge arabe syrien, et exemples de l'assistance acheminée par ce dernier

  • Le Croissant-Rouge arabe syrien a acheminé à partir du territoire syrien une aide humanitaire (alimentaire, non alimentaire et médicale) fournie par des organismes des Nations Unies dans diverses provinces dont Rif -Damas, Alep, Qouneïtra, Hassaké, Homs, Hama et Deraa. Quelque 2 188 840 bénéficiaires syriens (437 768 familles) ont reçu des paniers alimentaires du Programme alimentaire mondial (PAM) par l'entremise du Croissant-Rouge arabe syrien. Quelque 495 915 bénéficiaires (99 183 familles) ont reçu des paniers alimentaires fournis par l'ONU par l'intermédiaire d'organisations non gouvernementales. Le nombre total de bénéficiaires de l'aide de l'ONU distribuée en territoire syrien est de 2 684 755 (536 951 familles). L'aide susmentionnée a été distribuée dans les provinces comme suit : 72 552 paniers alimentaires à Rif-Damas; 19 620 à Deraa et ses faubourgs; 62 000 à Alep et dans ses faubourgs; 150 à Hassaké; 41 542 à Hama et dans ses faubourgs; 64 316 à Homs et dans ses faubourgs; 19 945 à Deir el-Zor; 5 885 à Soueïda; 59 141 à Damas; 56 856 à Lattaquié; 11 765 à Qouneïtra; et 23 996 à Tartous.
  • Le Croissant-Rouge arabe syrien a acheminé à partir du territoire national une aide humanitaire fournie par le Comité international de la Croix-Rouge dans la plupart des provinces dont Rif-Damas, Qouneïtra, Deraa, Alep, Hama et Homs. En tout, 80 695 paniers alimentaires ont été distribués, auxquels viennent s'ajouter 57 987 caisses de boîtes de conserves et de denrées alimentaires destinées à des soupes populaires. En outre, 57 734 paniers fournis par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été distribués dans les provinces de Homs, Alep, Damas et Rif-Damas.
  • Le Croissant-Rouge arabe syrien a acheminé une aide humanitaire (alimentaire, non alimentaire, médicale, des pastilles de purification de l'eau, des fauteuils roulants et des aliments pour nourrisson) fournie par des organismes des Nations Unies et des organisations non gouvernementales internationales qui sont actives dans le pays dans les provinces d'Alep, Hassaké, Rif-Damas, Deraa, Qouneïtra, Damas, Homs, Hama, Soueïda, Tartous et Lattaquié, dont ont tiré profit des centaines de milliers de familles.
  • De 2014 à la fin de mai 2016, en tout 136 982 paniers alimentaires et 42 580 colis sanitaires ont été acheminés par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient aux habitants du camp. Cela vient s'ajouter à l'opération en cours visant à fournir une aide non alimentaire, des produits alimentaires et des soins médicaux et dentaires. Il convient d'indiquer que les réfugiés de Palestine à Yalda, Babila et Beït Saham sont des habitants du camp de Yarmouk qui ont été contraints d'en partir, après que Daech en a pris le contrôle en avril 2015, en collusion avec l'organisation terroriste Front Nosra et d'autres groupes terroristes présents à l'intérieur du camp.

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